Destruction d’une thèse pour contrefaçon

Dans un jugement du 19 décembre 2013, le Tribunal correctionnel de Paris a ordonné la destruction de tous les exemplaire d'une thèse de doctorat d'une universitaire de la faculté dentaire de Toulouse. Le Tribunal l'a reconnue coupable de {contrefaçon} d'une œuvre de l'esprit, en l'occurrence du mémoire de Master d'un des étudiants de son mari.

Les juges ont estimé que cette contrefaçon était d'autant plus inacceptable que le sujet de ladite thèse portait sur un sujet d'éthique médicale.

L'auteure a en outre été condamnée à 5.000 € d'amende et à 20.000 € de dommages-intérêts au titre du préjudice moral et de l'atteinte au {droit moral} à la paternité. L'affichage de la décision dans les locaux universitaires pendant un mois a également été ordonné.

Mais une telle décision pourrait avant tout conduire au retrait du titre de docteur accordé sur la base de la thèse contrefaisante.

Le cas confirme en tant que de besoin la nécessité de la lutte contre le {plagiat} de la recherche scientifique.