Du particularisme des critères de la contrefaçon musicale

JCP EQuel est le point commun entre un compositeur défunt sympathique à Dada et une chanteuse américaine de variétés ? Réponse : le démarquage décomplexé de la Gymnopédie n° 1 d’Erik Satie par Janet Jackson dans une chanson de genre « R’n’B » intitulée « Someone to call my lover ». La comparaison des oeuvres ne permet pas à un profane d’appréhender la contrefaçon. De fait, l’emprunt n’est que partiel. Surtout, il est rendu méconnaissable par un arrangement ultra-rythmé qui n’emploie pas le piano mais la guitare et le célesta (CA Paris, Pôle 5, 2e ch., 21 janv. 2011, n° 07-12.159 : EDPI, avr. 2011, n° 4, p. 2, obs. C. Bernault).

Article de David Lefranc paru in JCP E n° 34, 25 août 2011, 1586