Jacques Tardi, héros de la liberté de création

Pour ceux qui regretteraient de voir la {liberté de création} invoquée principalement par des artistes pornographes, le dessinateur Jacques Tardi vient de donner une belle leçon d’indépendance en refusant la {Légion d’honneur} qu’il n’avait pas demandée… Voici ses propos tels que publiés par Le Monde. Ils se passent de commentaires.

"Etant farouchement attaché à ma liberté de pensée et de création, je ne veux rien recevoir, ni du pouvoir actuel ni d’aucun autre pouvoir politique, quel qu’il soit. C’est donc avec la plus grande fermeté que je refuse cette médaille."

"Je n’ai cessé de brocarder les institutions. Le jour où l’on reconnaîtra les prisonniers de guerre, les fusillés pour l’exemple, ce sera peut-être autre chose."

Et encore :

"Je ne suis pas intéressé, je ne demande rien et je n’ai jamais rien demandé. On n’est pas forcément content d’être reconnu par des gens qu’on n’estime pas."

La liberté de création, ce n’est pas seulement prétendre imposer à la vue du grand public des oeuvres polémiques, c’est avant toute chose affirmer l’autonomie de la création littéraire et artistique à l’égard du pouvoir sous quelque forme qu’il se déguise.

(Source : lemonde.fr)