L’Art affolant : qu’est-ce qu’une œuvre pornographique ?

jurisart

Dès qu’’une exposition présente des œœuvres difficiles, ses organisateurs craignent désormais des poursuites pénales. Le droit est-il parvenu à fixer les contours de l’’œœuvre pornographique ou persévère-t-il dans l’échec ? Plusieurs « affaires » ont montré que les plasticiens pouvaient être suspectés de produire des œœuvres illicites au regard des infractions du Code pénal réprimant la mise en péril de mineurs. Il s’agit de l’’article 227-22 en matière de corruption de mineurs, de l’’article 227-23 relatifs aux images pédopornographiques et de l’article 227-24 qui interdit la confrontation d’un mineur avec des messages choquants. C’’est au moment d’’exposer que de telles œœuvres provoquent parfois des réactions violentes ou judiciaires. Le plus souvent, ces œœuvres entretiennent des rapports complexes avec les thèmes de la sexualité et de l’’enfance. De tels litiges donnent généralement lieu à l’’affirmation tonitruante par les acteurs des milieux culturels d’une « liberté de création ».

Article de David Lefranc paru in juris art etc. mars 2015, n° 22, pp. 18-21