Tweeter et l’antisémitisme

L‘Union des étudiants Juifs de France semble avoir réussi à faire plier Tweeter à la suite de la diffusion de mini-messages antisémites. Ces messages utilisaient le mot-clé "#UnBonJuif" dans un contexte d’incitation à la haine raciale.

Mais l’entreprise de San Francisco pourrait se contenter de supprimer l’accès à ces messages aux internautes français, en les laissant perdurer pour d’autres publics, américain notamment.

Sans établissement domicilié en France, {Twitter} prouve à nouveau combien l’internet se joue des réglementations locales. Espérons qu’une convention internationale vienne imposer un jour prochain un droit matériel standard, un peu comme le fait la Convention de Berne en droit d’auteur. Au demeurant, on observe dans la présente affaire que même la lutte contre l'{antisémitisme} ne parvient pas à susciter le consensus, de sorte qu’un accord international paraît malheureusement bien illusoire.

(Le Monde 21-22 oct. 2012, p. 14)